L’équipe d’intercession

19 septembre 2016

L’équipe d’intercession de la paroisse trouve ses racines dans le groupe de prière Bethel. A de nombreuses reprises, nous avons expérimenté que prier les uns pour les autres était une force puissante dans l’Esprit SAint, et que de nombreuses choses évoluaient vers le bien.

Pascal et Isabelle Rousseau

C’est pourquoi une équipe de priants-intercesseurs, exercant ce que l’on appelle "la prière des frères" voit le jour à Saint-Ruf, sous la conduite de Pascal et Isabelle Rousseau, engagés dans le groupe Bethel.

Ceux qui ont besoin d’une prière particulière de guérison sont invités à la demander avec
confiance et humilité. A ceux qui connaissent des difficultés, il est fréquent qu’une telle prière apporte la grâce et la paix de sorte qu’ils rentrent chez eux avec la certitude d’être aimés de Dieu et soutenus par leurs frères.

Cette prière devient alors un septième temps qui fait suite à la prière d’intercession.
Lorsqu’elle a lieu, cette prière est dirigée par le responsable de cellule.
Chacun est libre de préciser pourquoi il demande la prière de ses frères. Il peut également
demander qu’on prie pour lui sans indiquer de raison particulière.
Le responsable de cellule lui propose de se mettre à genoux, et il invite les autres membres à
l’entourer et à prier pour lui avec foi. En signe de communion avec tous les baptisés on termine par le Notre Père.

Pour mieux comprendre cette prière, on peut relire la guérison du paralytique à Capharnaüm. Cet homme est porté sur une civière par quatre autre personnes. « Jésus , voyant leur foi, dit au paralytique : ’Mon enfant tes péchés sont remis’ (Mc 2,5).

L’action des amis du paralytique est donc double : non seulement ils lui prêtent leur énergie et leur détermination, le portant et décidant de le passer par le toit, mais en plus, c’est leur foi qui touche Jésus.

Leur action manifeste une prière de demande et d’intercession pour l’ami paralysé.

Le catéchisme détaille ainsi cette prière (CEC n.2634) : L’intercession est une prière de demande qui nous conforme de près à la prière de Jésus. C’est Lui l’unique Intercesseur auprès du Père en faveur de tous les hommes, des pécheurs en particulier (cf. Rm 8, 34 ; 1 Jn 2, 1 ; 1 Tm 2, 5-8). Il est » capable de sauver de façon définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur « (He 7, 25).

La prière de Jésus fait de la prière chrétienne une demande efficace. Il en est le modèle, Il prie en nous et avec nous. Puisque le cœur du Fils ne cherche que ce qui plaît au Père, comment celui des enfants d’adoption s’attacherait-il aux dons plutôt qu’au Donateur ? (CEC n.2740)

(CEC n.2635) Intercéder, demander en faveur d’un autre, est, depuis Abraham, le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu. Dans le temps de l’Église, l’intercession chrétienne participe à celle du Christ : elle est l’expression de la communion des saints. Dans l’intercession, celui qui prie ne »recherche pas ses propres intérêts, mais songe plutôt à ceux des autres « (Ph 2, 4), jusqu’à prier pour ceux qui lui font du mal (cf. Etienne priant pour ses bourreaux, comme Jésus : cf. Ac 7, 60 ; Lc 23, 28. 34).
2636 Les premières communautés chrétiennes ont vécu intensément cette forme de partage (cf. Ac 12, 5 ; 20, 36 ; 21, 5 ; 2 Co 9, 14). Jésus lui-même demande à Pierre, Jacques et Jean de l’accompagner dans sa prière à Gethsémani (Mt 26,37).

En conclusion, et en guise d’encouragement, je vous livre deux phrases du catéchisme :

La prière chrétienne est coopération à sa Providence, à son Dessein d’amour pour les hommes. (CEC n.2838).

Prier est toujours possible : Le temps du chrétien est celui du Christ ressuscité qui est »avec nous, tous les jours " (Mt 28, 20), quelles que soient les tempêtes (cf. Lc 8, 24) (CEC n.2743)